L’actualité

Chanaud Maud Chanaud Maud

« Prenons la mesure du son », le nouveau podcast de la Fondation Pour l’Audition

La Fondation Pour l’Audition a initié fin juillet une série de podcasts réalisés en partenariat avec Vivre FM. « Prenons la mesure du son » recommande quelques gestes pour préserver sa santé auditive au quotidien.

À vos casques (mais pas trop fort) ! La Fondation Pour l’Audition a lancé son propre podcast intitulé « Prenons la mesure du son » en partenariat avec la radio Vivre FM. Il est composé pour le moment de cinq épisodes, dont le message principal est résumé par son slogan : « Le premier podcast audio préventif qui interroge notre rapport au bruit, au son, à nos environnements du quotidien et nous permet de mieux prendre soin de notre santé auditive ».
Chaque volet plonge l’auditeur dans un univers différent. Léonard Francelet, responsable communication de la Fondation Pour l’Audition, développe cette mécanique : « Sans le savoir, nous sommes exposés au quotidien à des risques pour notre audition : dans la rue, les transports, au travail notamment. L'idée du podcast "Prenons la mesure du son" est de donner à chacun les clefs pour mieux identifier ces risques et prendre soin de sa santé auditive ».
Magali Rochereau, animatrice radio, endosse le rôle de fil conducteur et interroge, pour chaque épisode, un professionnel de l'audition.

Inclusion et prévention

Ce nouveau format est l'occasion pour la Fondation de revenir sur quelques-unes de ses missions, sur le terrain, accompagnée d'experts. L'inclusion des personnes malentendantes, par exemple, est abordée dans le premier épisode, lors duquel intervient Arnaud Porte, directeur du pôle pour le quotidien de la fondation. Il revient à cette occasion sur les actions de la fondation menées dans les entreprises (lire notre article Agir au sein des entreprises, AD #05-6).

La prévention, autre axe phare des actions de la fondation, prend une place prépondérante dans ces podcasts. Dans le deuxième épisode, Magali Rochereau s’invite avec Denis Le Squer, directeur général de la Fondation Pour l’Audition, dans une école primaire et s’interroge sur les conséquences du bruit chez les enfants (lire notre article D’Sybel, un dispositif de sensibilisation à destination des écoles, AD#13), tandis que, dans le troisième épisode, l’auditeur plonge dans l’univers bruyant et tumultueux des restaurants et magasins. L’audioprothésiste parisienne Maud Chanaud propose des solutions pour atténuer les méfaits du bruit dans ces lieux. C’est probablement lors des concerts ou des événements sportifs que les nuisances sonores sont les plus fortes. L’ORL parisien Alain Londero immerge l’auditeur au coeur de ces ambiances dans un autre épisode, et expose les différentes solutions permettant de profiter de ces loisirs tout en préservant son audition : bouchons d’oreille, pauses sonores (lire notre article Relaxson, la pause sonore essentielle dans les festivals, AD#25).

Néanmoins, nul besoin de se rendre dans un restaurant, à un concert ou dans une école pour être confronté au bruit, comme l’animatrice radio en fait la démonstration dans un autre épisode : elle emmène l’auditeur en ville, dans la rue ou les transports. L’occasion pour Didier Bouccara, ORL à l’hôpital Georges-Pompidou à Paris, de rappeler que les écouteurs (buds), portés aujourd’hui par une bonne partie de la population, ne sont pas des bouchons d’oreille et qu’ils ne protègent pas de la même manière des bruits néfastes pour l’audition.

Les cinq épisodes sont disponibles depuis fin juillet sur toutes les plates-formes de streaming audio (Deezer, Spotify, YouTube...).

Lire la suite
Chanaud Maud Chanaud Maud

Consultations audioprothésiste en ligne

Nouveau

Mise en place d’un service de téléconsultation pour les patients déjà venus au cabinet et pour les nouveaux.

Pour cela, merci de prendre un RDV sur Doctolib, vous allez ensuite recevoir une invitation par mail. Il suffira de suivre les instructions sur le site Hellocare et de vous connecter à l’heure du RDV.

Lire la suite
Chanaud Maud Chanaud Maud

Article MNHmag : Audioprothèses : quoi de neuf ?

Audioprothèses : quoi de neuf ?

24 octobre 2018 |

Santé

Selon une étude*, plus de 2 millions de personnes ne portent pas d'appareils mais en auraient besoin.

Où en est-on aujourd'hui en matière d'appareillage ? Quels sont les progrès récents dans ce domaine ? Le point avec Maud Chanaud, audioprothésiste-audiologiste indépendante(1).

 

Où en est-on concernant les prothèses auditives aujourd'hui ?

Le secteur des audioprothèses a beaucoup progressé ces dernières années avec le passage de l’analogique au numérique. D’importantes évolutions techniques sont enregistrées tous les 3 ans. Et tous les 6 mois environ apparaissent de petites améliorations techniques.

Quelles ont été les changements les plus importants ?

Les fabricants ont ajouté un traitement du signal en milieu bruyant, c’est-à-dire une reconnaissance vocale dans ce type d’environnement. On pourrait comparer cela à une bibliothèque de sons reconnus qui s’étoffe. L’appareil auditif est capable de reconnaître un nombre de plus en plus important de situations, ce qui lui permet d’avoir un comportement adaptatif et automatique.

Dans le passé, il se réglait avec un potentiomètre. Le patient intervenait manuellement avec un bouton pour changer de programme selon les situations de la vie courante auxquelles il était confronté. Il y a eu ensuite des télécommandes. Les progrès techniques ont permis de s’affranchir de tout cela. L’appareil va maintenant dix fois plus vite que le patient pour reconnaître les situations complexes et s’adapter automatiquement.

Je citerais aussi l’augmentation du nombre de canaux de réglage qui a permis d’affiner la correction des appareils.

D’où vient le problème de résonnance et comment peut-on le régler ?

Il est important de rappeler que la question de la résonnance, c’est à dire la perception de sa propre voix, n’est pas forcément liée à l’appareil mais souvent à un problème de réglage.

Pour autant, il semblerait que beaucoup d’appareils utilisés s’avèrent être en pré-réglage. Cela veut dire que l’audioprothésiste a pris un appareil d’usine et a simplement entré l’audiogramme du patient dans le logiciel de l’appareil. Celui-ci a calculé automatiquement ce qu’il fallait comme moyenne de correction auditive.

Et, généralement, les gens sont sous-corrigés parce que, par défaut, le logiciel va essayer de trouver un réglage confortable mais pas optimum. C’est dommage !

Un nombre important de personnes appareillées sont aujourd’hui sous-corrigées pour ne pas avoir ce phénomène de résonnance. Si elles le sont trop, cela les décourage et elles arrêtent de porter leurs appareils.

Mais l’erreur est de penser que la résonnance vient de l’appareilage. Elle vient en fait de l’adaptation de l’appareil à l’oreille du patient. La seule méthode objective qui existe dans les outils mis à disposition actuellement d’un audioprothésiste est la méthode in-vivo.

Qu’est-ce que la méthode in-vivo ?

Il s’agit d’un système qui consiste à introduire des petites sondes dans le conduit auditif, au moment où l’on introduit l’appareil, pour mesurer ce qui arrive dans la cavité résiduelle – la distance entre le tympan et l’appareil - de l’oreille du patient. Cette distance est propre à chaque personne et à chaque oreille.

Ce travail de mesure nécessite un équipement spécifique coûteux dont ne sont pas encore dotés tous les audioprothésistes. Mais il permet de visualiser précisément ce qui se passe dans l’oreille. On peut ainsi corriger les pics de résonnance pratiquement impossible à deviner avec uniquement un pré-réglage et, en les corrigeant, aller ensuite beaucoup plus loin dans les réglages.

Au Luxembourg, il est aujourd’hui obligatoire de fournir ces courbes pour obtenir le remboursement par la Sécurité sociale.

Quel est le risque de ne pas se faire appareiller ?

Si vous attendez plusieurs années avant de vous faire appareiller, vous allez entendre, mais vous risquez de ne plus comprendre. Et là, l’audioprothésiste ne pourra plus intervenir. C’est ce que nous appelons l’intelligibilité, lorsque le cerveau n’est plus habitué à comprendre. Des études ont montré que s’appareiller tôt permet de gagner 8 ans d’âge cognitif. Ne pas s’appareiller isole mais a aussi d’autres conséquences insidieuses du fait de la surdité. La personne malentendante va trouver tout un tas de raison pour ne plus faire certaines choses sans jamais remettre en cause sa perte auditive.

* Source : DRESS dossier Solidarité et Santé Vivre avec des difficultés d'audition - 2014

(1) www.parisaudition.com

3 points à vérifier avant de choisir son audioprothésiste 

  • Propose-t-il plusieurs marques ?
     

  • Utilise-t-il la méthode in-vivo ? Notez bien que contrairement à ce que pourraient répondre certains professionnels, cette méthode s’utilise pour tous les cas d’appareillages.
     

  • Combien de rendez-vous prévoit-il pour le réglage des appareils ?

Chiffres clés

  • 20 % des personnes ayant des limitations fonctionnelles auditives moyennes à totales sont équipées d'un appareil auditif.
     

  • Plus de 2 millions de personnes ne portent pas d'appareils mais en auraient besoin.
     

  • Les personnes de moins de 20 ans sont plus souvent équipées, à limitation fonctionnelle égale.
     

  • 10 millions de personnes ont des problèmes d'audition soit 16 % de la population française.
     

  • Pour 5,4 millions de ces personnes, il y a des répercussions sur la vie quotidienne soit 8,6 % de la population française.
     

  • Après 50 ans, 1 personne sur 3 a des difficultés auditives, et plus d'une sur deux après 80 ans.

Source : DREES dossier Solidarité et Santé Vivre avec des difficultés d'audition - 2014

Quel est votre parcours ?

J'ai obtenu mon diplôme d'Audioprothésiste D.E. en 2008 à Rennes. Très vite, je me suis orientée vers l'audiologie pédiatrique. J'ai complété avec un DU (diplôme universitaire) d'audioprothèse pédiatrique à Paris Descartes puis un DU d'audioprothèses implantables à Pierre et Marie Curie. Ce diplôme me paraissait complémentaire, car les enfants atteints aujourd’hui de surdité sévère et profonde sont généralement implantés.

Après une première expérience à l'hôpital Necker-Enfants Malades à Paris dans le service ORL audiophonologie, j'ai intégré l'équipe de l'Hôpital Mignot à Versailles puis l'hôpital de la Salpêtrière en réglages d'implants. Aujourd'hui j’interviens à l'hôpital Robert Debré en réglages d'implants cochléaires pédiatriques.

Ces expériences m'ont incitée à devenir membre de la Société Française d'Audiologie qui regroupe des ORL, des orthophonistes et des audioprothésistes pour la prise en charge des patients, mais qui me permet aussi de suivre les évolutions techniques en lien avec la prise en charge de la surdité.

Paquerette Grange

 

 

 

+ D'INFOS

PARIS AUDITION


Lire la suite
Chanaud Maud Chanaud Maud

L'audioprothése dans Le magazine de la santé France 5

Remboursement des appareils auditifs en France ou comment les problèmes d'audition mal remboursés coûtent plus chers à long terme

Lire la suite
Chanaud Maud Chanaud Maud

Article de Télérama

 Spécial silence

J'ai réalisé des bouchons pour les musiciens de Mélody Gardot

FullSizeRender.jpg
FullSizeRender.jpg
Lire la suite